Selon une étude réalisée par deux chercheurs de la Harvard Business School et parue dans la revue Science, les personnes ayant dépensé leur argent pour le bien d’autrui ont une propension au « bonheur » supérieure aux autres. De fait, les riches particuliers semblent avoir de plus en plus envie de réinvestir une partie de leurs gains dans des oeuvres d’intérêt général, comme le souligne le directeur de la banque privée BNP Paribas. La banque souhaiterait même créer une fondation internationale pour répondre aux demandes d’engagement de ses clients.
Dans un article paru dans la Tribune, le professeur d’université Jean-Marc Schenkel fait remarquer que les universités américaines sont avant tout financées par des particuliers, les entreprises n’arrivant que très loin derrière. Cet article paraît alors que la nouvelle loi sur les universités vient d’entrer en vigueur en France : un quart des 85 universités compte se doter d’une fondation pour lever des fonds privés. AXA et Exane sont déjà sur les rangs, avec des programmes de financement de plusieurs dizaines de millions d’euros sur 5 ans.
Concernant les région, on peut constater la bonne santé des cercles d’entreprises. Parmi d’autres exemples, la Fondation Mécène & Loire regroupant 24 entreprises lance son premier appel à projets et le Cercle des entreprises mécènes du Musée de la Piscine à Lille est le plus important de ce type au Nord de Paris, avec une cinquantaine d’entreprises membres, sans compter les 1 300 amis du musée. A ce sujet, depuis le vote d’un amendement de la loi de 2003, il n’est plus nécessaire pour les institutions de spectacle vivant de passer par des Associations d’Amis pour bénéficier de dons de particuliers : ceux-ci peuvent se faire aujourd’hui directement auprès de l’institution bénéficiaire.